Background

Program Goals

Guiding Principles

Approach

Organizational Structure

Steering Committee

Funding/ Contributions

Research Component

Our Services

Research and Publications

Newsletter

Can you help?

Employment opportunities

Parent Resources

Kids Resources

Scent Policy

Contact Us

NOTRE PLACE

Inclusion sociale
au programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur

Un rapport du
Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa

 Préparé dans le cadre de l’initiative
Notre place- L’apprentissage en action
Financé par le Programme pour le développement social du gouvernement du Canada
2008

 

 

REMERCIEMENTS

 

En 2005, le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur d’Ottawa a reçu un financement du Programme de partenariats pour le développement social (Ressources humaines et Développement social Canada) pour son initiative sur l’inclusion sociale des enfants et des familles. Cette initiative visait à explorer des modèles qui font la promotion des pratiques exemplaires et des partenariats axés sur un lieu pour aider les collectivités à s’organiser afin d’améliorer le bien-être des enfants de moins de six ans et de leur famille, notamment ceux qui sont défavorisés.

 

Équipe de l’initiative Notre placeL’apprentissage en action
Gestionnaires du programme                     – Leslie McDiarmid (1991 – septembre 2007)
                                                            – Kelli Tonner (septembre 2007 à aujourd’hui)
Coordonnatrices de l’initiative et chercheures
– Susan Villeneuve (février 2006 à mars 2007)
                                                – Mary Ann Jenkins (avril 2007 à aujourd’hui)
Agent de liaison avec la collectivité            – Mohamoud Hagi-Aden

L’équipe de l’initiative Notre place-L’apprentissage en action souhaite remercier le comité directeur du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur pour ses conseils et sa collaboration.

Elle remercie aussi tout spécialement Leslie McDiarmid de son enthousiasme, ses conseils et son soutien continus.

Pour nous joindre :

Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur
1485, chemin Heatherington, numéro 22
Ottawa (Ont.) K1V 8Z4
Tél. : 613-523-2223
Téléc. : 613-523-2360
Internet : www.betterbeginnings.ca (site anglais)

 

Le présent rapport a été financé par le Programme de partenariats pour le développement social du gouvernement du Canada. Les opinions et interprétations qui y sont exprimées sont uniquement celles de l’auteur et ne traduisent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.

 

QU’EST-CE QUE LE PROGRAMME PARTIR D’UN BON PAS POUR UN AVENIR MEILLEUR?
Le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur est un programme communautaire qui offre du soutien et des services aux parents qui ont des enfants de 0 à 6 ans et aux personnes qui s’en occupent ainsi qu’aux femmes enceintes des quartiers Heatherington / Albion / Ledbury / Fairlea dans le sud-est d’Ottawa. Ce programme relève du Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa, qui est l’un des quatorze centres de santé et de ressources communautaires d’Ottawa.

FORMONS-NOUS UN QUARTIER OU UNE COMMUNAUTÉ?
Le terme « quartier » fait simplement référence à un territoire ou à une zone géographique. Le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur dessert les quartiers de Heatherington, Albion, Ledbury et Fairlea.  Quant au terme « communauté », il s’entend d’un groupe de personnes qui, peu importe la diversité de leurs horizons culturels, ont accepté leurs différences, ce qui leur permet de communiquer efficacement et ouvertement et de travailler ensemble dans l’intérêt commun. Le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur offre du soutien et des occasions aux gens de ces quatre quartiers pour s’unir et contribuer à améliorer toute la communauté.

QU’EST-CE QUE L’INCLUSION SOCIALE?
Après une analyse attentive de la documentation existante, le comité directeur du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur a adopté la définition suivante de « l’inclusion sociale », qui à son avis reflète le mieux les objectifs du programme et de l’initiative Notre place- L’apprentissage en action :
L’inclusion sociale et économique est la capacité de jouer un rôle dans sa communauté ou sa société, de tenir les rênes de ses propres ressources, de jouir d’une égalité des chances et d’avoir la capacité d’effectuer des changements au sein de sa famille ou de sa communauté au profit de soi et de la société en général. Pour les familles ayant de jeunes enfants qui habitent dans la communauté du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur, l’inclusion sociale comprend l’accès à des programmes favorisant le développement de l’enfant et à une aide parentale. L’inclusion sociale offre l’occasion de mener une vie productive et sécuritaire tout en acquérant les compétences et les connaissances nécessaires pour participer pleinement à la vie communautaire.

QU’EST-CE QUE LA RECHERCHE FONDÉE SUR L’ACTION PARTICIPATIVE?
         
Cette initiative s’est servie de la recherche fondée sur l’action participative pour mobiliser la communauté afin qu’elle se penche sur les enjeux qui la préoccupe. Cette forme de recherche se déroule par cycle, au cours desquels les chercheurs et la communauté repèrent les grands enjeux, problèmes et préoccupations, mènent une recherche, déterminent des solutions éventuelles, mettent à l’essai ces solutions, établissent celles qui fonctionnent et recommencent le cycle. Les initiatives de recherche fondée sur l’action participative permettent de réfléchir continuellement aux leçons tirées des actions et de faire des changements immédiatement. Il est difficile de prévoir les résultats dès le départ; il peut survenir de grands défis et les réalisations sont largement tributaires de l’engagement, de la créativité et de l’imagination de la communauté.

QUELS SONT LES OBSTACLES ET LES STRATÉGIES?

Parmi les obstacles, on retrouve tout ce qui peut empêcher une personne ou une famille d’avoir accès à un programme ou un service du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur. Les obstacles peuvent prendre la forme d’un malentendu, d’un stéréotype ou d’une fausse accusation. Il se peut que les organismes n’aient pas de programmes d’action sur le terrain, de personnel et de bénévoles sensibilisés aux pratiques culturelles englobantes, de moyen de transport adéquat ni de financement pour offrir des services coordonnés et un soutien individuel. Il se peut aussi que les conseils d’administration et les administrateurs ne comprennent pas assez bien ce qu’est l’inclusion pour l’appuyer. Les politiques et pratiques peuvent également nuire à la participation. L’absence de rampes d’accès, de mécanismes d’ouverture automatique des portes et d’autres installations semblables peuvent empêcher les personnes ayant une déficience de participer. Un espace trop petit pour offrir un programme constitue une autre source d’obstacles. Le fait de s’adresser à des personnes de plusieurs horizons peut être une cause de préoccupations pour un programme. La langue peut aussi faire en sorte que des personnes ne peuvent pas obtenir de renseignements sur les services, et il se peut que les services offerts ne répondent pas aux besoins de la communauté.
Les stratégies représentent des solutions possibles pour lever les obstacles à l’inclusion et se situent au cœur du présent rapport. Parmi les exemples de stratégies, on compte la mise en œuvre de nouvelles politiques et pratiques, la formation du personnel au savoir-faire culturel, ainsi que de nouvelles façons d’atteindre et de mobiliser la communauté.
Heyne, L. (2003). Solving organizational barriers to inclusion using education, creativity, and teamwork, Impact, 16, p. 16-17.

 

Introduction

 

  • L’objectif de l’initiative Notre place-L’apprentissage en action consistait à repérer les obstacles entravant la participation aux programmes et services Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur ainsi qu’à élaborer et à mettre en œuvre de nouvelles stratégies pour améliorer l’inclusion et la participation des familles et des enfants à la vie communautaire.
  • Au cours de 2006–2007, grâce à la recherche fondée sur l’action participative, trois rondes de consultation ont eu lieu auprès des membres des communautés du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur, y compris auprès des participants aux programmes, des bénévoles, du personnel et des partenaires communautaires.

 

  • Chacune de ces rondes a permis de relever des obstacles à la participation et de discuter de stratégies pour les surmonter.
  • L’initiative Notre place-L’apprentissage en action constitue un portrait de notre expérience communautaire. Elle fournit un exemple de la façon dont le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur a tenté de rallier les membres de la communauté et les fournisseurs de services à une démarche holistique en faveur des familles et des enfants, dès la période prénatale et tout au long de la période préscolaire.

 

  • Nous espérons que d’autres groupes pourront puiser des idées de notre expérience et les utiliser pour favoriser l’inclusion dans leur communauté.

 

Obstacles à l’inclusion et stratégies

 

Confidentialité............................................................................................................................. p. 7

Savoir-faire culturel..................................................................................................................... p. 10

Programme pour papas et petits.................................................................................................. p. 12

Armoire de supplément de nourriture du quartier......................................................................... p. 15

Politique pour un milieu sans parfum............................................................................................ p. 19

Pratiques d’accueil..................................................................................................................... p. 22

 

****

Annexe A : Politique sur la protection des renseignements personnels.................................... p. 25

Annexe B : Formulaire de consentement pour l’utilisation de photographies........................... p. 26

Annexe C : Armoire de supplément de nourriture du quartier..................................................... p. 27

Annexe D : Atelier : Comment aborder une situation difficile..................................................... p. 28

Annexe E : Politique pour un milieu sans parfum......................................................................... p. 29

Annexe F : Politique pour un milieu sans parfum (document d’information)............................. p. 31

 

Stratégies mises en œuvre au programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur......... p. 32

 

Confidentialité

Lors des premières entrevues à l’automne 2006, plusieurs participants ont exprimé des inquiétudes visant le respect de la confidentialité au programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur et se sont dit préoccupés par le fait que des renseignements personnels puissent circuler auprès d’autres personnes.

ENJEU

  • Les quartiers composant la communauté du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur sont densément peuplés. Le fait d’habiter aussi près les uns des autres fait en sorte qu’il est difficile de maintenir une vie privée.
  • La maison communautaire est souvent bondée et le personnel doit partager son espace de travail. Il est difficile de trouver un coin pour rencontrer un autre membre du personnel ou des participants de manière privée.
  • Pour arriver à travailler de manière efficace avec la communauté, le personnel doit obtenir sa confiance et la maintenir.

CONTEXTE

Le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur est doté de lignes directrices très strictes visant la confidentialité en milieu de travail. Voir Notre engagement à l’égard de la protection des renseignments personnels du Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa (annexe A).

  • Le traitement de tous les renseignements personnels par les organismes gouvernementaux de l’Ontario est régi par la Loi sur l’accès à l’information et la protection de la vie privée (www.accessandprivacy.gov.on.ca/french/act/index.html).

OBSTACLES RELEVÉS LORS DE LA RECHERCHE INITIALE

  • Les participants avaient l’impression que la confidentialité constituait un problème. L’idée que des membres du personnel et des résidants discutent de gens et d’événements dans le coin cuisine de la maison communautaire ne leur plaisait pas.
  • Pour préserver leur propre vie privée, certaines personnes hésitent à participer aux programmes et services du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur.
  • Certains résidants n’iront en aucun cas à la maison communautaire du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur parce qu’ils craignent d’être perçus comme quelqu’un qui a besoin d’aide.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • On a tenu des groupes de discussion au printemps 2007. La chercheure a fait un bref survol de la formation offerte à tous les membres du personnel et aux bénévoles avant qu’ils commencent à travailler pour le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur et le Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa. Elle a expliqué que tous les membres du personnel et les bénévoles qui répondent au téléphone doivent subir une vérification de leurs antécédents judiciaires et signer des ententes de protection de la confidentialité. Elle a informé les participants des mesures en place en cas de violation présumée de la confidentialité. Elle a demandé que tous les participants fassent circuler cette information auprès de leur famille et de leurs amis.

RECHERCHE DE SUIVI – AUTOMNE 2007

  • On a demandé aux participants s’ils avaient l’impression que la confidentialité posait un problème quand ils profitaient des programmes et services du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur, s’ils avaient été informés de la politique de protection des renseignements personnels et s’ils avaient constaté des changements au cours des six derniers mois dans la façon dont le personnel respectait la vie privée. La majorité des gens ont répondu que la question de la confidentialité ne les dérangeait pas et que cette question n’avait pas été un problème dans le passé non plus. Ils sentaient que leurs renseignements personnels étaient bien protégés et que le personnel avec qui ils avaient transigé leur avait inspiré confiance.
  • La plupart des gens sentaient que les personnes chargées des visites en milieu familial, la coordonnatrice de ces visites et l’infirmière communautaire respectaient bien leur vie privée.

AUTRES OBSTACLES RELEVÉS

  • La plupart des participants n’étaient pas au courant de la politique de protection des renseignements personnels ni de la façon d’obtenir de l’information sur cette politique, ni non plus de la démarche à suivre pour déposer une plainte.
  • Les participants ont indiqué que certaines personnes de la communauté ne veulent pas profiter des services en raison de leur grande méfiance générale à l’égard des travailleurs sociaux découlant d’expériences négatives antérieures qui ne sont pas liées aux organismes sociaux.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • La politique de protection des renseignements personnels du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur devrait être imprimée sur des feuilles d’information dans différentes langues et être facile d’accès.
  • Il faut accroître l’information disponible sur le rôle des personnes chargées des visites en milieu familial.
  • Il faut avoir une table d’information lors de grands événements communautaires où le personnel peut répondre à des questions au sujet des programmes et des services du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur.

DISCUSSIONS FUTURES

  • L’accroissement des nouvelles technologies informatiques soulève des préoccupations entourant le droit à la vie privée d’une personne. Quelles mesures allons-nous prendre en tant qu’organisme pour nous assurer de respecter la vie privée de notre personnel et de notre clientèle? Nota : Au cours de cette initiative, nous avons révisé le Formulaire de consentement pour l’utilisation de photographies (annexe B) afin de tenir compte des nouvelles formes de médias électroniques.
  • Du point de vue du niveau de méfiance dans notre communauté, quels sont les avantages et les inconvénients d’accroître la collaboration avec des organismes externes?

 

Savoir-faire culturel

Le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur relève du Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa, qui est déterminé à offrir des services de santé et des services sociaux qui sont adaptés et accessibles à toutes les personnes qui habitent dans le sud-est d’Ottawa.

ENJEU

  • Le savoir-faire culturel peut se définir comme les connaissances, les compétences et les méthodes nécessaires pour offrir des services efficaces à des personnes issues de différentes communautés ethno-culturelles (Immigrant Women’s Association of Manitoba, 2006).
  • Le savoir-faire culturel dans le domaine des services sociaux, des services de santé et des services à la personne est devenu un grand sujet de discussion.
  • Le nombre et la variété des communautés culturelles à Ottawa croissent à un rythme important.

CONTEXTE

  • Ottawa reçoit le plus grand pourcentage de réfugiés et d’immigrants de la catégorie de la parenté de tous les grands centres canadiens (Ville d’Ottawa, 2004).
  • Ottawa-Gatineau est la quatrième région au Canada où habitent le plus grand nombre de nouveaux immigrants, soit 70 500 personnes (Ville d’Ottawa, 2004).
  • Afin de mieux desservir la communauté, on a généralement recruté du personnel et des bénévoles au sein de la communauté.

OBSTACLES RELEVÉS LORS DE LA RECHERCHE INITIALE

  • La recherche initiale a relevé que certains participants avaient l’impression que le personnel et les bénévoles ne comprenaient pas véritablement les normes et les pratiques culturelles.
  • Certains étaient d’avis qu’il existait un manque de sensibilité culturelle à l’égard des besoins et des attentes de divers groupes culturels vis-à-vis d’une organisation.
  • On a aussi soulevé les obstacles culturels empêchant d’accepter de l’aide.
  • On a aussi souligné qu’il manquait de personnel ou de bénévoles à la maison communautaire qui parlent différentes langues, surtout à la réception.
  • Certains membres de la communauté ont indiqué qu’ils ne participaient pas au groupe de jeu parce qu’ils ne parlaient pas anglais.
  • Il n’y a pas d’information sur le programme dans différentes langues qui est facilement accessible.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • Former des comités d’accueil pour les nouveaux résidants et les nouveaux immigrants.
  • Offrir une formation en profondeur à tout le personnel sur la sensibilité et le savoir-faire culturels.
  • Publier davantage d’annonces et de dépliants dans différentes langues.
  • Maintenir un site Web contenant de l’information sur le programme dans différentes langues.

RECHERCHE DE SUIVI

  • Le rapport d’analyse des données recueillies à l’automne 2006 montre que certains participants ont l’impression que le personnel et les bénévoles ne sont pas sensibles aux réalités culturelles. Lors des groupes de consultation du printemps 2007, les participants ont eu l’occasion d’aborder leur perception du problème. On leur a posé les questions suivantes : À votre avis, que veut dire la sensibilité à la culture? Croyez-vous que les gens de la communauté sont sensibles aux réalités culturelles? Comment pouvons-nous aider notre personnel et nos bénévoles à être plus sensibles aux réalités culturelles?

AUTRES OBSTACLES RELEVÉS

  • Les participants à l’un des groupes de consultation ont parlé du sentiment qu’ils éprouvent quand ils viennent à la maison communautaire. Ils sentent que le langage corporel négatif qu’ils observent traduit une insensibilité à la culture.
  • Les participants d’un autre groupe de consultation sentaient qu’il y avait des préjugés par rapport aux gens qui appartiennent à un groupe culturel différent ou qui parlent une langue différente.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • Le personnel a été informé de la façon de mieux accueillir les gens et d’éliminer tout langage corporel négatif.
  • On a prévu une formation sur la diversité pour les prochaines réunions du personnel.
  • La retraite du personnel du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur qui a eu lieu en mai 2007 avait pour thème « le savoir-faire culturel ». Le personnel a participé à un atelier d’une demi-journée qui a compris des discussions sur les valeurs, les attributs d’une organisation inclusive et les avantages d’une organisation inclusive.

DISCUSSIONS FUTURES

  • Que pouvons-nous faire pour accroître la sensibilité aux réalités culturelles dans la communauté?
  • Que pouvons-nous faire pour faciliter l’interaction et la compréhension entre divers groupes culturels?

RENVOIS
Ville d’Ottawa (2004). Ottawa compte : L’immigration à Ottawa. vol. 3.
www.ottawa.ca/city_services/statistics/counts/counts_jul_04/index_fr.shtml

Immigrant Women’s Association of Manitoba (2006). Inclusive organizations: A tool for continuous improvement in health and social service agencies, Winnipeg, IWAM.
www.spcw.mb.ca/uploaded/File/iwam_finaldoc%5B1%5D.pdf

Programme pour papas et petits

En 2006, on a noté que parmi tout ce qu’offrait le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur, il manquait des activités pour les hommes et leurs enfants. En conséquence, le comité directeur du programme a proposé un programme libre-accès pour les hommes et les enfants qui met l’accent sur la motricité globale par le biais du jeu.

ENJEU

  • Le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur ne prévoyait rien spécialement pour répondre aux besoins des hommes et de leurs enfants.
  • Certains pères étaient mal à l’aise de participer aux groupes de jeu où il y avait surtout des femmes.
  • Les enfants ont besoin d’un endroit où ils peuvent jouer en sécurité et en toute liberté sous la supervision appropriée d’adultes.

CONTEXTE

  • Il est important pour tous les parents et les intervenants (hommes ou femmes) de savoir qu’il y a un soutien parental, d’avoir accès à des ressources communautaires et  d’apprendre à soutenir le développement des enfants et leur apprentissage par le biais du jeu (McCain et Mustard, 1999, p. 159).
  • Les groupes de jeu offrent une occasion pour les parents d’apprendre auprès du personnel spécialisé dans le développement de la petite enfance ainsi que de montrer ce qu’ils savent aux autres et d’apprendre les uns des autres.
  • Il arrive souvent que les hommes ne se sentent pas à l’aise d’accéder à des services sociaux et à des services de santé communautaires. Les groupes de jeu offrent une occasion de partager de l’information sans formalité et de manière non intimidante (Father Involvement Research Alliance, 2006).
  • Les groupes de jeu brisent l’isolement social vécu par tous les pères, mais tout particulièrement les pères qui sont immigrants, jeunes, nouveaux, séparés ou divorcés (Father Involvement Research Alliance, 2006).
  • Les enfants de pères engagés sont plus susceptibles de mieux réussir à l’école et d’avoir de bonnes relations avec leurs deux parents, sont moins susceptibles d’avoir une mère surmenée (Hoffman, 2001).

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • En mai 2007, après avoir examiné d’autres programmes, on a lancé le Programme pour papas et petits. Le programme libre-accès est conçu pour les hommes et leurs enfants entre 18 mois et 5 ans. Par « hommes », on entend les pères, les oncles, les grands-pères ou tout autre homme qui joue un rôle important dans la vie de l’enfant. Le programme est offert au centre communautaire Albion–Heatherington (1495, chemin Heatherington) le samedi, de 10 h à midi. Les activités prévues encouragent les jeunes enfants à apprendre par le biais du jeu et mettent l’accent sur la motricité globale et l’activité physique. Elles comprennent l’utilisation de divers ballons, de poutres d’équilibre, de cordes et de rubans, de structures pour grimper, de tunnels, de jeux, de projets et de jeux de construction. Des collations sont fournies et il n’y a pas de frais de participation. La promotion du programme se fait par le biais d’affiches à la maison communautaire et au groupe de jeu, du bulletin de nouvelles communautaire, des personnes chargées de visites en milieu familial et du site Web du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur.
  • Des personnes se sont dites préoccupées au départ que la coordonnatrice régulière du groupe de jeu soit aussi celle qui dirige le Programme pour papas et petits. Un homme a indiqué qu’il ne participerait pas au programme parce que, dans sa culture, il serait inconvenant pour lui d’être seul au groupe de jeu avec une femme coordonnatrice. En réaction, la coordonnatrice a approché quelques hommes de la communauté pour qu’ils fassent du bénévolat pour le programme. Il reste cependant difficile de trouver des bénévoles.

RECHERCHE DE SUIVI
À l’automne 2007, dans le cadre du suivi après six mois, on a demandé aux participants du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur s’ils étaient au courant de l’existence du Programme pour papas et petits et s’ils connaissaient quelqu’un qui en profitait.

  • Très peu de participants étaient au courant de ce programme et encore mois connaissaient quelqu’un qui y était déjà allé un samedi. La fréquentation est très faible, seulement une ou deux familles s’y rendant régulièrement. Le programme n’a pas eu lieu chaque samedi parce que d’autres activités étaient parfois prévues au centre communautaire Albion-Heatherington.
  • En principe, les membres de la communauté étaient d’avis que le programme était une bonne occasion pour les pères de passer un bon moment avec leurs enfants. Quelques participants ont remarqué le nombre de pères absents dans la communauté. Ils se sont demandés s’il y avait une demande pour un tel service.

 

AUTRES OBSTACLES RELEVÉS

  • Les participants des communautés de langues arabe et somalienne ont noté que dans certaines cultures les femmes assument la responsabilité des soins aux enfants. Selon eux, il était ainsi très peu probable que des hommes de leur communauté aillent au Programme pour papas et petits.
  • Certains membres de la communauté ont avancé des obligations professionnelles et familiales pour expliquer pourquoi ils ne participent pas au Programme pour papas et petits. Bien des pères ont plus d’un emploi. Le samedi matin est un jour de travail ou un jour pour faire les courses, comme l’épicerie.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • Accroître la publicité au sujet du programme. Multiplier les démarches d’information dans les quartiers.
  • Accroître les annonces auprès des organismes partenaires, tels que la Société de l’aide à l’enfance et le service Garde d’enfants à domicile Andrew-Fleck.
  • Offrir des activités et des ateliers spéciaux, tels que le soccer ou le travail du bois.
  • Accorder davantage de temps pour établir des relations et une crédibilité. Il a fallu plus d’une année pour que la fréquentation au groupe de jeu la semaine augmente.

DISCUSSIONS FUTURES

  • Comment faire pour soutenir les hommes qui ne peuvent pas ou ne veulent pas participer à un programme pour les pères et leurs enfants?

RENVOIS

Father Involvement Research Alliance (2006). Community research forum: Executive summary (Spring), Guelph (Ontario), University of Guelph. www.fira.uoguelph.ca/News/viewNews.cfm?news_ID=45

Hoffman, J. (2001). L’engagement paternel : Le Guide des pères d’aujourd’hui, Carleton Place (Ontario), Initiative pour l’engagement paternel, Réseau ontarien.

McCain, M. et F. Mustard (1999). Rapport final de l'Étude sur la petite enfance, Toronto (Ontario) Children’s Secretariat.

Armoire de supplément de nourriture du quartier

L’initiative de l’Armoire de supplément de nourriture du quartier est perçue comme un service essentiel qui offre de la nourriture aux familles de la communauté desservie par le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur.

ENJEU

  • Certaines personnes ne pourraient pas nourrir leur famille sans l’aide d’une banque alimentaire dans leur collectivité.
  • L’exploitation de l’initiative de l’Armoire du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur exige beaucoup de main-d’œuvre et dépend largement de bénévoles.
  • La communauté a exprimé le vif souhait de maintenir l’Armoire ouverte.

CONTEXTE

  • Parmi les personnes qui ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence, 40 % sont des enfants (Banque d'alimentation d’Ottawa, 2007).
  • Chaque jour, 8 445 enfants bénéficient des programmes de petits déjeuners dans les écoles à Ottawa (OCRI, 2007).
  • Bien des usagers de la banque d’alimentation disent éprouver de la honte et de l’embarras, surtout la première fois qu’ils ont recours à ce service (Tarasuk et Beaton, 1999).

RÉACTION À L’ENJEU

  • L’initiative de l’Armoire de supplément de nourriture du quartier a été lancée en 2000 par un groupe de résidants préoccupés de la communauté. L’Armoire est installée dans le sous-sol de la maison communautaire du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur. Elle est ouverte le jeudi, de 13 h à 15 h 30 et le troisième jeudi du mois de 14 h 30 à 17 h. Ce service est offert aux résidants des quartiers Albion, Heatherington, Ledbury et Fairlea. Les familles ont droit d’en profiter au maximum une fois par mois. Il faut entre trois et cinq bénévoles toutes les semaines pour décharger le camion et distribuer la nourriture. Une rétribution est versée à un résidant de la communauté pour qu’il assure la coordination de ce service. La Banque d’alimentation d’Ottawa donne la majeure partie de la nourriture, soit assez de vivres pour 35 000 repas annuellement. Grâce aux fonds amassés lors de l’encan annuel tenu au Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa, le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur a réussi à acheter d’autres aliments et des ressources nécessaires.

OBSTACLES RELEVÉS LORS DE LA RECHERCHE INITIALE

  • Les heures de service actuelles font en sorte qu’il est difficile pour les étudiants et les personnes ayant un emploi de profiter de ce service.
  • L’Armoire de supplément de nourriture attire un grand nombre de personnes dans la très petite maison communautaire bondée.
  • Plusieurs personnes ont dit que le personnel/les bénévoles ne les avaient pas traités avec respect, soit à cause de leur ton de voix désagréable, de leur image corporelle négative ou d’une certaine impolitesse. Nota : Il faut préciser que les participants utilisent souvent les termes « personnel » et « bénévoles » de manière interchangeable.
  • Certaines personnes ont eu l’impression, quand elles refusaient de la nourriture pour des raisons culturelles ou religieuses, qu’on les jugeait comme si elles avaient fait quelque chose de mal.
  • Des préoccupations ont été exprimées quant à la façon de déterminer qui allait être servi en premier à l’Armoire. L’absence d’une procédure officielle donnait l’impression qu’il y avait un régime de faveur.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES
Mise en œuvre de nouvelles procédures

  • En octobre 2007, on a mis en place un système de jetons. Les personnes choisissent au hasard un numéro dans un contenant en plastique au début des heures d’ouverture de l’Armoire. On demande à tous les usagers de l’Armoire de fournir leur nom et leur adresse. Ensuite, on appelle les numéros et noms choisis, puis les personnes en question descendent au sous-sol pour choisir leurs aliments. Si des personnes arrivent à la maison communautaire après la distribution des jetons, on les sert selon leur ordre d’arrivée.

RECHERCHE DE SUIVI

  • À l’automne 2007, on a demandé à des bénévoles, participants et membres de la communauté s’il y avait eu des améliorations à l’Armoire. Le nouveau système de jetons a été très bien accueilli. Les bénévoles et les participants étaient d’avis qu’il avait contribué à réduire certaines tensions à la maison communautaire.

AUTRES OBSTACLES RELEVÉS
Langue

  • Il faut de la traduction et de l’interprétation. Certaines personnes étaient incertaines de la marche à suivre. Les affiches sont seulement en anglais et en français. Certaines personnes ne sont pas certaines des heures d’ouverture de l’Armoire.

Espace

  • Il manque d’espace dans la salle d’attente.
  • La maison communautaire ne compte pas un coin de jeu convenable pour les enfants. On s’inquiète de la sécurité des enfants dans la maison durant les heures d’ouverture de l’Armoire.

Entreposage et livraison des aliments

  • Il manque de sacs pour transporter les aliments.
  • Il manque de bénévoles pour décharger le camion de nourriture.

 

Traitement du personnel/des bénévoles et des participants

  • Certains visiteurs de l’Armoire peuvent être très impatients et impolis à l’égard des bénévoles, ce qui cause des tensions entre le personnel et les membres de la communauté.
  • Les visiteurs ne font pas toujours la distinction entre les bénévoles et le personnel. Ils éprouvent parfois des frustrations quand des bénévoles ne peuvent pas répondre à leurs questions ou les aider.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES
Langue

  • Élaborer une stratégie de recrutement de bénévoles. Les bénévoles pourraient fournir de l’aide dans différentes langues.
  • Offrir des recettes simples pour cuisiner les denrées nord-américaines. Traduire ces recettes dans différentes langues.

Espace

  • Désigner un petit coin dans la cour arrière pour que les enfants puissent jouer. Offrir du matériel de jeu de base, comme des ballons et des cerceaux. Il faudra que les parents supervisent les enfants en tout temps.

Entreposage et livraison des aliments

  • Encourager les gens à acheter des sacs en tissu à l’épicerie.
  • Acheter des sacs en tissu réutilisables. Mettre en place un système pour inciter les gens à utiliser ces sacs.

Traitement du personnel/des bénévoles et des participants

  • En décembre 2007, on a offert une séance de formation sur la façon d’aborder une situation difficile à tout le personnel et aux bénévoles réguliers. On a présenté trois scénarios aux participants et on leur a demandé de proposer des stratégies pour régler les différentes situations. Les grandes lignes de cet atelier sont présentées à l’annexe D.
  • Élaborer une stratégie de recrutement de bénévoles. Offrir une formation continue.
  • Offrir aux bénévoles des tee-shirts ou des insignes nominatifs pour clairement les identifier à titre de bénévoles.

DISCUSSIONS FUTURES

  • En 2007, le Conseil de planification sociale d’Ottawa a achevé une initiative conçue afin d’améliorer l’accès aux banques d’alimentation pour les résidants à faible revenu d’Ottawa. L’objectif consistait à recommander des changements aux zones desservies par les banques d’alimentation de façon à assurer une meilleure couverture de toute la ville. Au cours de la dernière année, le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur est en pourparler avec la Banque d’alimentation d’Ottawa au sujet des répercussions de ces changements.
  • Le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur s’adresse aux familles ayant de jeunes enfants. L’Armoire attire des personnes célibataires sans enfant. Puisque les ressources se font rares, faut-il examiner de nouveau les programmes que nous offrons?

RENVOIS
Association canadienne des banques alimentaires (2007). À propos de l’ACBRA. www.cafb-acba.ca/.
Tarasuk, V. et G. Beaton. Household food insecurity and hunger among families using
               food banks, Canadian Journal of Public Health, 1999, vol. 90, no 2, p.109-113.


Politique pour un milieu sans parfum

Compte tenu des préoccupations pour la santé que soulèvent les produits parfumés, le Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa a élaboré une politique visant à créer un milieu sans parfum pour tout le personnel, les bénévoles, les clients, les participants aux programmes et les résidants de la communauté.

ENJEU

  • Comme il relève du Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa, le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur a dû mettre en place cette politique le 19 février 2007 (voir l’annexe F).
  • Cette politique est généralement mal connue et mal comprise.
  • On croit que cette politique n’est pas appliquée de manière uniforme.

CONTEXTE

  • La chercheure a ébauché une nouvelle version de la Politique pour un milieu sans parfum à partir d’une recherche sur les politiques en ce sens dans d’autres organisations. Le conseil d’administration du Centre communautaire de la santé du sud-est d’Ottawa a approuvé cette politique.
  • Des preuves médicales montrent que les produits parfumés peuvent nuire aux personnes souffrant d’allergies, de sensibilité à des facteurs environnementaux ou de maladies pulmonaires ou cardiaques chroniques (Centre communautaire de la santé du sud-est d’Ottawa, 2007).
  • Les produits parfumés peuvent causer diverses réactions dommageables, telles que des crises d’asthme ou d’autres troubles respiratoires, de la nausée, des étourdissements, des éruptions et des maux de têtes (Centre communautaire de la santé du sud-est d’Ottawa, 2007).
  • Les produits parfumés les plus courants comprennent les articles de toilette, les assainisseurs d’air, les désodorisants, les huiles, les bougies, l’encens, certains articles de bureau ainsi que des produits de nettoyage et d’entretien (Centre communautaire de la santé du sud-est d’Ottawa, 2007). Voir l’annexe F.
  • Le parfum joue un rôle important dans certaines cultures. Bien des cérémonies religieuses utilisent de l’encens. L’encens sert aussi en médecine et s’emploie pour améliorer l’odeur dans les habitations.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • Au printemps 2007, on a tenu des groupes de consultation auprès des participants et des membres de la communauté en anglais, en français, en arabe et en somalien. La chercheuse a présenté un bref résumé de la Politique pour un milieu sans parfum du Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa et du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur. Elle a aussi expliqué les raisons motivant cette politique et a mis l’accent sur les facteurs liés à la santé.
  • On a distribué une feuille d’information d’une page sur la Politique pour un milieu sans parfum. Elle contenait de l’information sur ces politiques, sur leur raison d’être et sur les types de produits qui contiennent des parfums. La feuille visait à alimenter la discussion et à faciliter la diffusion d’information. On a demandé aux participants comment les membres de personnel devaient aviser quelqu’un qu’il ne peut pas porter de produits parfumés.

OBSTACLES RELEVÉS LORS DE LA RECHERCHE INITIALE

  • Les membres de la communauté ne sont pas au courant de la politique.
  • Certains groupes culturels sentent qu’ils sont ciblés parce qu’ils ont déjà porté du parfum dans le passé. Certains ont l’impression que la politique n’est pas appliquée de manière uniforme.
  • Quand le personnel a approché certains membres de la communauté au sujet de leur odeur de produits parfumés, ils ont senti qu’ils n’étaient pas traités avec respect.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • On a suggéré des façons d’aborder quelqu’un qui porte des produits parfumés. On a déterminé que la personne doit être prise à part et informée gentiment de la politique. On a convenu qu’il faut que le personnel suive une formation sur la sensibilité à avoir pour aborder une personne qui porte des produits parfumés. On a suggéré de placer des affiches expliquant la politique. Aussi, on a noté que, compte tenu de la nature transitoire de la communauté, on devait continuellement sensibiliser les gens à cette politique.
  • On a offert une formation au personnel sur la façon d’aborder quelqu’un qui porte des produits parfumés.

RECHERCHE DE SUIVI

  • Bien que la question continue à susciter de vives réactions chez les gens, la Politique pour un milieu sans parfum a obtenu un accueil généralement favorable. Dans l’ensemble, on a l’impression que les gens portent moins de produits parfumés quand ils viennent à la maison communautaire. Il continue d’y avoir des préoccupations quant aux personnes qui ne se rendent pas compte qu’elles portent des produits parfumés, peut-être parce que l’odeur a imprégné leurs vêtements ou leurs cheveux à cause des produits employés à leur domicile.

AUTRES OBSTACLES RELEVÉS

  • Si la visite à la maison communautaire est planifiée, une personne peut se préparer en n’utilisant et en ne portant pas de produits parfumés cette journée-là. Par contre, si la visite est imprévue, cela crée plus de difficultés : faut-il se rendre quand même à la maison ou plutôt reporter la visite et peut-être se priver de services requis?
  • Certains membres de la communauté sont d’avis que les efforts qu’ils font pour se conformer à la politique ne sont pas reconnus.
  • Pour certaines personnes qui portent des produits parfumés, il peut être embarrassant de se faire demander d’attendre dehors avant de se faire servir.
  • La Politique pour un milieu sans parfum n’est pas appliquée au groupe de jeu. Nota : Cette politique n’est pas affichée parce que le groupe de jeu se déroule dans un local loué.
  • Il n’y a pas de symbole universel « sans parfum ».

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • Afficher l’information bien en vue dans un certain nombre de langues à la maison communautaire.
  • Tenir une autre série de groupes de consultation.
  • Offrir un atelier sur la Politique pour un milieu sans parfum.
  • Demander aux personnes chargées des visites en milieu familial et à l’infirmière communautaire d’informer les participants de la politique à leur première visite.
  • Faire savoir aux personnes à qui l’on demande d’attendre à l’extérieur qu’on ne leur refusera pas l’accès à des services parce qu’elles portent des produits parfumés.
  • Mettre davantage d’information dans le site Web.
  • Distribuer de l’information aux gens qui accèdent à l’Armoire pour la première fois.
  • Installer une table d’information aux célébrations et rencontres communautaires.

DISCUSSIONS FUTURES

La Politique pour un milieu sans parfum continue de susciter beaucoup de débats. Il faudrait donner l’occasion au personnel de faire un compte rendu de la façon dont la politique est mise en application et des stratégies mises en place pour qu’elle soit respectée.

Pratiques d’accueil
 
Durant les entrevues de 2006 et les groupes de consultation de 2007, certains participants ont indiqué qu’ils sentaient qu’ils étaient traités de manière différente parce qu’ils étaient issus d’une autre culture ou qu’ils parlaient une autre langue.

ENJEU

  • Le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur dessert une communauté culturelle diverse.
  • La maison communautaire tente d’offrir un milieu chaleureux et de type familial. Dans cet esprit, il y a peu d’affiches sur les murs et le personnel ne porte pas d’insignes nominatifs.
  • Il se peut que la première personne que rencontrent les visiteurs soit un bénévole et non pas un membre du personnel du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur.
  • Si les visiteurs du programme ne se sentent pas les bienvenus, ils pourraient choisir de quitter et ainsi ne pas recevoir les services dont ils ont besoin.

CONTEXTE

  • La disposition des pièces dans la maison communautaire pose certains défis pour l’accueil des gens au programme. La maison communautaire n’a pas de coin réception dans le sens traditionnel. Le « bureau » est situé dans la cuisine, un espace généralement privé dans la plupart des maisons et bureaux. Pour atteindre le bureau, les visiteurs doivent parcourir un long couloir après le coin salon. Ils peuvent se demander s’ils doivent ou non attendre dans ce coin que quelqu’un vienne les accueillir.
  • Il n’est pas facile de repérer le personnel et les bénévoles. À moins que la maison fourmille d’activités, il y a généralement une personne ou un bénévole qui peut accueillir les visiteurs et les diriger au bon endroit selon leurs besoins ou leurs souhaits. Cependant, il peut arriver que des visiteurs se demandent à qui s’adresser.
  • Il arrive qu’il y ait beaucoup de monde et d’activité au groupe de jeu. Il est souvent difficile pour l’un des deux membres réguliers du personnel de se rendre à la porte d’entrée et de souhaiter la bienvenue à chaque personne qui entre. Cette situation est compensée en partie par la présence de la coordonnatrice du groupe de jeu, qui est associée à ce programme depuis quinze ans. Son engagement de longue date fait en sorte qu’elle est en mesure de repérer les nouveaux venus facilement quand ils entrent dans l’édifice et qu’elle peut aller à leur rencontre le plus rapidement possible.

OBSTACLES RELEVÉS LORS DE LA RECHERCHE INITIALE

  • Il peut arriver que le groupe de jeu soit bondé de monde et très bruyant, ce qui peut être intimidant la première fois qu’un visiteur s’y rend.
  • Il y a un groupe de résidants qui sont toujours à la maison communautaire. Ils semblent accaparer une bonne partie du temps et de l’énergie du personnel et des bénévoles. Certaines personnes se sentent non désirées et ont l’impression de ne pas faire partie du groupe « branché ».
  • Les gens ne savent pas que les services sont gratuits.
  • Les familles ayant des enfants plus âgés se sentent exclues des programmes et des services.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • En réaction aux obstacles, on a mis en place des pratiques d’accueil. Quand quelqu’un entre dans la maison communautaire, un membre du personnel ou un bénévole doit aller l’accueillir et lui demander si elle peut l’aider. Au printemps 2007, le personnel de bureau et les bénévoles ont reçu de l’information sur le comportement accueillant.
  • La maison communautaire a placé des affiches multilingues à la porte d’entrée et à la porte arrière pour inviter les visiteurs à entrer.
  • Au groupe de jeu, les deux membres réguliers du personnel ont tenté de se répartir la tâche d’accueillir et de dire au revoir aux gens.

RECHERCHE DE SUIVI
Lors de la recherche de suivi menée à l’automne 2007, on a demandé à des membres de la communauté, à des participants et à des bénévoles si la maison communautaire était devenue un lieu plus accueillant.

  • La réponse de la majorité des répondants était positive. La plupart des gens trouvent qu’il y a eu des améliorations au cours des six derniers mois. Un certain nombre de personnes ont indiqué qu’on les a accueillies à leur arrivée et qu’on leur a demandé si elles avaient besoin d’aide. Au groupe de jeu, les mères et les dispensatrices de soins ont signalé que le personnel les a accueillies chaleureusement et les a saluées à leur départ.

 

AUTRES OBSTACLES RELEVÉS
Même s’il est clair que des membres de la communauté ont remarqué des améliorations au niveau de l’accueil, d’autres continuent à éprouver des difficultés.

  • Aspect culturel

Une femme a expliqué que, dans sa culture, personne n’entre dans une maison sans y être invitée, ne s’asseoit sans qu’on lui offre une chaise, ne se verse un café sans qu’on le lui offre. Si la personne ne se sent pas la bienvenue, elle fera demi-tour et s’en ira.

Une autre femme a précisé qu’elle ne savait pas quand était le bon moment d’aller à la maison communautaire. Elle ne savait pas à quelles heures les services étaient offerts. Si personne ne venait l’accueillir, elle avait souvent l’impression d’avoir fait quelque chose de mal.

Les visiteurs à la maison communautaire ne savent pas qui est la personne responsable ou à qui demander de l’aide.

Les participants sentent que le personnel est beaucoup plus sensible aux questions culturelles que les bénévoles.

Les participants ont noté le manque de personnel ou de bénévoles en mesure d’accueillir les gens dans leur langue quand ils se rendent à la maison communautaire.

  • Groupe de jeu

Certaines personnes se sentent ignorées ou exclues par les autres au groupe de jeu.

  • Bénévoles

Les visiteurs à la maison s’attendent souvent à ce que les bénévoles possèdent les mêmes connaissances que le personnel. Ils peuvent éprouver de la frustration quand des bénévoles sont incapables de les aider.

STRATÉGIES POUR LEVER LES OBSTACLES

  • En décembre 2007, une séance de formation sur la façon d’aborder une situation difficile a été offerte à tout le personnel et aux bénévoles réguliers. On a présenté trois scénarios aux participants et on leur a demandé de proposer des stratégies pour régler les différentes situations. Les grandes lignes de cet atelier sont présentées à l’annexe D.
  • On a offert des insignes nominatifs pour identifier le personnel et les bénévoles.
  • On a offert une formation au personnel et aux bénévoles sur les différentes cultures et leurs coutumes.
  • On a installé une enseigne « Bureau » au-dessus de l’entrée de cuisine.

DISCUSSIONS FUTURES

  • Comment pouvons-nous faciliter l’interaction et la sensibilité culturelle entre les divers groupes culturels?
  • Le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur doit-il adopter l’utilisation d’insignes nominatifs? Quelle incidence cela aura-t-il sur nos efforts pour créer un milieu chaleureux et de type familial?

 

ANNEXE A

 

NOTRE ENGAGEMENT À L’ÉGARD DE LA PROTECTION DES RENSEIGNEMENTS PERSONNELS

Le Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa est engagé à protéger vos renseignements personnels.

  • Nous avons la responsabilité de protéger les renseignements personnels.

Le  Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa a la responsabilité de protéger les renseignements personnels qu’il détient à votre sujet, et il s’est doté de politiques à cet effet.

  • Nous expliquons clairement les raisons pour lesquelles nous recueillons des renseignements personnels.

Le Centre recueille des renseignements personnels afin de pouvoir vous offrir des soins et des services de santé et afin de respecter nos obligations juridiques et nos exigences en matière de présentation de rapports.

  • Nous travaillons en équipe, ce qui fait que des médecins, infirmières, travailleurs sociaux, travailleurs communautaires et divers autres travailleurs spécialisés contribuent à vous offrir, à vous et à la collectivité, des services de grande qualité.

Dans cet esprit, il est possible que nous partagions vos renseignements personnels avec d’autres membres du personnel de notre Centre qui contribuent à vos soins afin qu’ils puissent vous aider le plus efficacement possible.

  • Nous demandons votre consentement avant de recueillir des renseignements personnels à votre sujet, de les utiliser et de les partager.

Chaque client ou patient (ou son représentant légalement autorisé) doit signer une entente sur la façon dont nous pouvons utiliser ses renseignements personnels.

  • Nous limitons la collecte de renseignements personnels.

Le Centre recueillera seulement les renseignements personnels nécessaires pour vous offrir de bons services, à vous et à la collectivité, et pour respecter nos engagements à l’égard de la loi et envers nos bailleurs de fonds.

  • Nous utilisons les renseignements personnels seulement aux fins pour lesquelles vous avez donné votre accord, à moins que la loi nous permette ou nous oblige de les utiliser ou de les partager à d’autres fins.

Le Centre n’utilisera pas vos renseignements personnels à des fins autres que pour vous offrir des soins et des services, pour faire une évaluation ainsi que pour gérer et planifier ses services, à moins que vous nous y ayez autorisés ou que la loi nous y oblige.

  • Nous prenons des mesures pour protéger vos renseignements personnels.

Le Centre protégera vos renseignements personnels et veillera à assurer leur confidentialité.

  • Vous pouvez poser des questions sur nos politiques et nos pratiques visant le respect de la confidentialité.

Si vous en faites la demande, un membre du personnel peut vous fournir des renseignements sur nos politiques et nos pratiques concernant la gestion des renseignements personnels (nous y répondrons dans un délai raisonnable).

  • Vous avez le droit de savoir quels renseignements personnels nous détenons à votre sujet et de demander de consulter votre dossier.

Vous avez le droit de demander de consulter les renseignements personnels que nous détenons à votre sujet. Il suffit d’en faire la demande en écrivant une note que vous signerez. Le Centre fera le suivi nécessaire.

  • Nous répondons à vos questions et à vos préoccupations.

Si vous avez des questions ou des préoccupations concernant la façon dont le Centre met en pratique les principes ci-dessus, veuillez communiquer avec notre responsable de la confidentialité au 613-737-7195, poste 2402


ANNEXE B
Formulaire de consentement pour l’utilisation de photographies

 

Je consens à ce que le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur utilise les photographies ci‑jointes. Je reconnais que ces images pourraient être largement diffusées dans le cadre du Programme et par le Centre du Sud‑Est d’Ottawa pour une communauté en santé. Ces images pourront paraître dans des imprimés (y compris des rapports, des brochures, des livres, des fiches d’information, etc.), dans des sites Web, dans des exposés présentés à l’occasion de congrès et d’ateliers, ou sous forme de vidéo. Les noms des personnes photographiées ne seront pas cités.

Je comprends aussi que je pourrai annuler ce consentement en tout temps après avoir soumis un avis écrit. Le Programme et le Centre feront tout leur possible pour respecter les demandes d’annulation. Toutefois, le Programme et le Centre ne peuvent pas garantir qu’ils seront en mesure de retirer toutes les images dans tous les cas. Je donne volontairement ce consentement.
Ce consentement ne s’applique qu’aux photographies suivantes :
Les photographies ci-jointes de (nom de la personne) _____________________
Et/ou de (nom du ou des enfants)   ______________________
                                                                        ______________________
                                                                        ______________________.
Date :_______________________________
Signature de la personne consentante
(âgée de 18 ans ou plus) :_______________________
ou
Date :_______________________________
Signature du parent ou du tuteur :______________________
Date :_______________________________
Signature du témoin :_____________________
Vous recevrez une copie de ce formulaire de consentement, et le chercheur en conservera une copie.


ANNEXE C
Armoire de supplément de nourriture du quartier

Bienvenue à notre programme d’Armoire. Pour assurer le bon fonctionnement de ce programme, veuillez lire les lignes directrices ci-dessous.

Heures d’ouverture
Jeudi – 13 h à 15 h 30
Troisième jeudi du mois – 14 h 30 à 17 h

  • On vous remettra un numéro au hasard au début des heures d’ouverture de l’Armoire (13 h le jeudi ou 14 h 30 le troisième jeudi du mois). Si vous vous présentez à la maison communautaire une fois que les numéros ont été distribués, on vous servira selon votre ordre d’arrivée.

 

  • On vous demandera de fournir votre nom et votre adresse.
  • On appellera votre numéro et votre nom pour que vous descendiez au sous-sol choisir des aliments. Il revient aux usagers de l’Armoire de se trouver à un endroit dans la maison communautaire où ils pourront entendre leur nom et leur numéro.

 

  • On vous fournira jusqu’à trois jours de nourriture et vous pourrez faire des choix pour certains des aliments.
  • Chaque personne aura accès à l’Armoire une fois par mois.

 

  • On ne servira personne qui est agressif, violent ou désagréable.
  • On vous demande de faire preuve de respect envers les bénévoles qui donnent de leur temps à l’Armoire.

 

 

Si vous avez des questions ou des suggestions, n’hésitez pas à un membre du personnel du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur ou à un bénévole de l’Armoire.


ANNEXE D
Atelier : Comment aborder une situation difficile

Introduction :
Ci-dessous se trouvent les résultats de notre atelier sur la façon d’aborder une situation difficile. Cette formation a été offerte à tous les membres du personnel et aux bénévoles réguliers.
 
But de l’exercice :
L’exercice avait pour but de déterminer différentes façons d’aborder une situation difficile dans l’espoir de donner au personnel et aux bénévoles les outils nécessaires pour agir au lieu de réagir dans de tels cas. Il s’agissait de réduire les irritants entre les membres de la communauté, le personnel et les bénévoles. Il n’y a pas de règle stricte sur la façon d’affronter une situation difficile. Les réponses doivent refléter les valeurs des gens qui travaillent à votre centre.

Étapes :

      • Apporter un bref survol des valeurs et des principes qui guident votre organisation.
      • Décrire l’exercice.
      • Diviser le personnel et les bénévoles en trois groupes.
      • Assigner à chaque groupe l’un des trois scénarios. Vous pouvez utiliser les scénarios fournis ou en inventer qui sont plus pertinents pour votre organisation.
      • Demander à chaque groupe de choisir un rapporteur.
      • Accorder 15 minutes à chaque groupe pour discuter des scénarios et pour noter les mesures qui pourraient être prises et celles à éviter.
      • Reformer un grand groupe et discuter des divers scénarios
      • Discuter des prochaines étapes.

Matériel et espace requis : Papier, crayon, trois coins pour discuter des scénarios

SCÉNARIO 1
À l’Armoire, un membre de la communauté est en colère à cause des aliments qu’il a reçus et se met à injurier un bénévole.
                                             
SCÉNARIO 2
Un membre de la communauté arrive à la maison communautaire et le personnel remarque qu’il est intoxiqué.

SCÉNARIO 3
Une visiteuse régulière entre dans la maison communautaire et un membre du personnel remarque qu’elle porte encore une fois des produits parfumés.

RÉCAPITULATION ET DISCUSSION

  • Y a-t-il d’autres scénarios dont le groupe voudrait discuter?
  • Le personnel et les bénévoles devraient-ils se réunir de nouveau dans six mois pour évaluer si les stratégies fonctionnent bien?
  • Comment pouvons-nous informer les nouveaux membres du personnel et les nouveaux bénévoles de nos pratiques?

ANNEXE E
Politique pour un milieu sans parfum

Objectif premier :  Milieu de travail sain
Date d’approbation : le 19 février 2007
Approuvé par : la direction

Objet :  Milieu de travail sans parfum
_______________________________________________________________

Politique

Compte tenu des préoccupations pour la santé que soulèvent les produits parfumés, le Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa (Centre) a élaboré une politique visant à créer un milieu sans parfum pour tout le personnel, les bénévoles et les résidants de la collectivité.

Des preuves médicales montrent que les produits parfumés peuvent nuire aux personnes souffrant d’allergies, de sensibilité à des facteurs environnementaux ou de maladies pulmonaires ou cardiaques chroniques. Par égard pour les besoins et les préoccupations en matière de santé des personnes sensibles ou non et afin d’offrir un milieu de travail pour tous, le Centre interdit l’utilisation de produits parfumés dans toute l’organisation.
 
Les produits parfumés peuvent causer différentes réactions néfastes, comme des crises d’asthme, d’autres troubles respiratoires, de la nausée, des étourdissements, des éruptions et des maux de tête, et ce, chez un nombre croissant de personnes. Pour créer un milieu de travail sans parfum, le Centre s’est engagé à prendre des mesures délibérées pour éliminer l’utilisation de produits parfumés dans ses installations.
 
Les produits parfumés comprennent notamment les articles de toilette, comme les parfums, les vaporisateurs corporels, l’eau de cologne, les lotions après-rasage, les laques pour cheveux, les crèmes pour l’épiderme, les savons et les cosmétiques. Parmi les produits parfumés, on compte aussi les assainisseurs d’air, les désodorisants, les huiles, les bougies et l’encens ainsi que certains articles de bureau et des produits de nettoyage et d’entretien. Ces produits peuvent porter une étiquette précisant qu’ils sont « non parfumés » ou « sans parfum », ce qui peut vouloir dire que le produit n’a pas d’odeur ou encore qu’aucun parfum ne lui a été ajouté. Or, ce produit peut tout de même avoir une odeur naturelle. Dans la présente politique, le Centre considère toutefois que les produits non parfumés sont inodores.

Le personnel, les étudiants, les bénévoles, les clients, les participants au programme et les membres de la communauté qui utilisent les services du Centre ou qui participent aux programmes du Centre doivent être au courant de la Politique pour un milieu sans parfum du Centre et doivent s’abstenir d’utiliser des produits parfumés.

Procédure
  • On placera des affiches, selon ce qui convient, pour demander à tous les membres du personnel, étudiants, bénévoles, clients, participants au programme et membres de la communauté de ne pas porter de produits parfumés quand ils se rendent à n’importe quelle installation du Centre. Les annonces de réunions et d’activités contiendront une ligne informant les participants de s’abstenir de porter des produits parfumés :
  •  
  • Le Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa offre un milieu sans parfum. Veuillez ne pas porter de produits parfumés puisque certaines personnes y sont sensibles.
  •  
  • Les lignes directrices suivantes seront appliquées :
  •  
  • Au premier contact avec des clients, avec des participants à l’un des programmes ou avec des résidants de la communauté qui prennent rendez-vous ou qui planifient utiliser les services et les programmes du Centre, le personnel leur présentera la Politique pour un milieu sans parfum et leur demandera de bien vouloir s’abstenir de porter des produits parfumés quand ils se rendent à l’une des installations du Centre.
  •  
  • Si un client, un participant à un programme ou un résidant de la communauté porte un produit parfumé lors d’une visite à une installation du Centre, le personnel lui rappellera la Politique pour un milieu sans parfum et lui demandera de nouveau de ne pas porter de produits parfumés quand il utilise les services ou participe à l’un des programmes du Centre.
  •  
  • Si une personne continue à ignorer cette politique lors de ses visites subséquentes aux installations ou aux programmes du Centre, le personnel en avisera le superviseur. Ce dernier ou la personne désignée abordera la personne en question pour lui rappeler la Politique pour un milieu sans parfum du Centre et l’aviser que si elle continue à porter des produits parfumés le Centre ne pourra plus la servir et l’accueillir dans ses installations. Après cela, si la personne choisit d’ignorer la politique à sa prochaine visite, le superviseur l’avisera par écrit que si elle ne se conforme pas à la politique, elle ne pourra plus profiter des services ni assister aux programmes ou se rendre dans les installations du Centre. Si la personne ne respecte toujours pas la politique, le directeur général l’informera par écrit qu’elle ne peut plus accéder aux services du Centre ni à ses installations.
  •  
  • Dans le cas où un membre du personnel, un étudiant ou un bénévole utilise des produits parfumés, on demande aux collègues d’aborder la personne en question pour l’informer de la Politique pour un milieu sans parfum. Si cette personne continue à ignorer la politique, les collègues devront en parler à leur gestionnaire, qui demandera à la personne de quitter les installations du Centre et de se défaire de l’odeur de parfum avant de revenir. Le temps nécessaire à cette tâche ne comptera pas comme des heures de travail.
  •  
  • Au moment d’acheter des fournitures de bureau et des produits de nettoyage et d’entretien, il faut privilégier ceux contenant le moins de produits chimiques volatils, comme des feutres à l’eau non toxiques.
  •  
  • En ce qui concerne le matériel de bureau, le Centre va :
  • placer les photocopieurs dans des coins bien ventilés
  • s’assurer d’une bonne ventilation pour diluer les polluants inévitables dans un bureau.

  • ANNEXE F

Politique pour un milieu sans parfum (document d’information)

Quelle est notre politique pour un milieu sans parfum?

Compte tenu des préoccupations pour la santé que soulèvent les produits parfumés, le Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa a élaboré une politique visant à créer un milieu sans parfum pour tout le personnel, les bénévoles et les résidants de la collectivité.

Des preuves médicales montrent que les produits parfumés peuvent nuire aux personnes souffrant d’allergies, de sensibilité à des facteurs environnementaux ou de maladies pulmonaires ou cardiaques chroniques. Par égard pour les besoins et les préoccupations en matière de santé des personnes sensibles ou non et afin d’offrir un milieu de travail sain pour tous, le Centre interdit l’utilisation de produits parfumés dans toute l’organisation.

Quels effets sur la santé ont les produits parfumés?

Symptômes de l’asthme                                 Maux de tête                           
Assèchement ou écoulement des yeux         Fatigue
Vision double                                                   Nausée
Éternuements et congestion nasale               Douleurs musculaires et articulaires
Sinusites                                                         Hypertension artérielle
Maux d'oreilles                                                Inflammation des glandes lymphatiques
Étourdissements                                            Troubles de respiration
Éruptions cutanées                            

Quels produits contiennent des parfums?

Shampoings et revitalisants                           Savons
Laques pour cheveux                                     Cosmétiques
Déodorants                                                     Assainisseurs d’air et désodorisants
Eaux de cologne et lotions après-rasage       Huiles                         
Fragrances et parfums                                   Bougies
Lotions et crèmes                                           Encens
Pot-pourri                                                        Produits de nettoyage domestiques et industriels

Que pouvez-vous faire?

Si vous prévoyez vous rendre à la maison communautaire du programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur, au groupe de jeu ou au Centre de santé communautaire du sud-est d’Ottawa, veuillez ne pas utiliser ou porter de produits parfumés. Lavez vos vêtements avec un détersif sans parfum, utilisez un savon, du déodorant, du shampoing et du revitalisant non parfumés, et ne portez pas de parfum ni d’huile parfumée. Si vous ne savez pas avec certitude si un produit contient du parfum, ne l’utilisez pas. Il est important que nous fassions tout en notre pouvoir pour nous assurer que le Centre et le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur offrent un milieu sain pour tout le monde.


STRATÉGIES MISES EN ŒUVRE AU PROGRAMME PARTIR D’UN BON PAS POUR UN AVENIR MEILLEUR

  • Groupes de discussion sur la politique de protection des renseignements personnels au programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur
  • Formulaire de consentement révisé pour l’utilisation de photographies
  • Politique révisée pour un milieu sans parfum
  • Nouvelles procédures à l’Armoire de supplément de nourriture du quartier
  • Nouveau groupe de jeu pour papas et petits
  • Nouvelles pratiques d’accueil
  • Formation continue sur le savoir-faire culturel
  • Séance de formation sur la façon d’aborder des situations difficiles

REMARQUES ET RÉTROACTION

Nous continuons à recueillir de l’information sur des moyens de faire sentir aux familles qu’elles sont incluses, respectées et sécuritaires dans la communauté desservie par le programme Partir d’un bon pas pour un avenir meilleur. Y a-t-il des obstacles qui vous empêchent de participer aux programmes? Avez-vous des idées pour lever ces obstacles et améliorer l’inclusion? N’hésitez pas à partager vos pensées avec n’importe quel membre du personnel du programme Partir d’un bon     pour un avenir meilleur.